Politiques monétaires : l’immobilisme en mouvement - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles Revue de l'OFCE Year : 2004

Politiques monétaires : l’immobilisme en mouvement

(1, 2, 3, 4, 5, 6) , (1) , (1) , (1, 7) , (1) , (1) , (1) , (1) , (1) , (1) , (1) , (1) , (1) , (1) , (1) , , (1)
1
2
3
4
5
6
7
Amel Falah
  • Function : Author
  • PersonId : 956535

Abstract

Strong demand is as much important as easy financing conditions. With recovery gaining momentum, the last thing central banks want to do is to take a chance with it. Firms are now in a more sound shape but households’ indebtedness is still high. And financial markets have become very sensitive to the way central banks communicate. A prudent tightening will be accompanied by a small rise of long term interest rates. The Federal Reserve will start raising rates at the end of 2004 and by only 125 bp over 2005. The Bank of England, already engaged in a tightening cycle since last November, will push them up further by 100 bp. The European Central Bank will follow the move in 2005, raising rates only once by 25 bp. The Bank of Japan will make no change to its quantitative policy.
Après une longue période d’attentisme des politiques monétaires, les banques centrales doivent accompagner avec doigté la reprise (confirmée aux États-Unis et au Royaume-Uni, naissante au Japon et balbutiante en Europe). La patience et la prudence s’imposent, le temps que les effets passés des politiques accommodantes se diffusent encore dans l’économie. Si la sphère financière est prête, avec le fonctionnement de tous les canaux de transmission de la politique monétaire, la sphère réelle a besoin d’être encore soutenue. En l’absence de demande, l’accès retrouvé aux marchés financiers n’est en effet pas d’une grande utilité. De plus, si la politique monétaire a désormais les mains libres du côté des marchés de capitaux et du crédit (à l’exception peut-être du marché des obligations publiques) et de la situation financière des entreprises, elle a toujours les mains liées par la situation financière des ménages. Elle ne peut donc se permettre de remonter trop vite ses taux. On ne doit donc pas s’attendre à des changements radicaux de politique monétaire à l’horizon 2005. Les resserrements se déclineraient selon une gamme allant d’une remontée nette mais prudente de la Réserve fédérale (+ 1,25 point de pourcentage d’ici la fin 2005) et de la Banque d’Angleterre (+ 1 point au maximum), un geste symbolique de la BCE (+ 0,25 point en 2005) et au statu quo de la Banque du Japon.
Fichier principal
Vignette du fichier
2004-04-chauvin-politiques-monetaires-limmobilisme-en-mouvement.pdf (263.11 Ko) Télécharger le fichier
Origin : Publisher files allowed on an open archive

Dates and versions

hal-03458741 , version 1 (30-11-2021)

Identifiers

Cite

Elena Stancanelli, Valerie Chauvin, Guillaume Chevillon, Odile Chagny, Hélène Baudchon, et al.. Politiques monétaires : l’immobilisme en mouvement. Revue de l'OFCE, 2004, 89, pp.163 - 182. ⟨10.3917/reof.089.0163⟩. ⟨hal-03458741⟩
11 View
7 Download

Altmetric

Share

Gmail Facebook Twitter LinkedIn More