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La logique de l'amour dans la démocratie : Autour des paradoxes de la ressemblance

Résumé : Pour envisager en amont la question des affects démocratiques et de leur enracinement dans la logique du semblable, j’ai choisi de partir d’une remarque de Claude Lévi-Strauss à propos de Rousseau. Ce dernier est à l’origine de l’idée selon laquelle « autrui » n’est pas seulement un parent, un proche ou un compatriote, mais « un homme quelconque du moment qu’il est homme ». Aussi, le premier mouvement de l’homme moderne fut « de s’éprouver identique à tous ses semblables». Cette dernière expression englobe deux éléments. D'une part, la notion d’identité personnelle n’est pas acquise immédiatement, elle ne l’est que par inférence. Contrairement à l’évidence immédiate du cogito (je pense, je suis), elle engage d’emblée le rapport à l’autre. Elle est marquée, d’autre part, par l’ambiguïté du terme « semblable » : il désigne à la fois mon semblable (celui que je reconnais comme tel en vertu de son appartenance à une humanité commune) et celui qui me ressemble. Nous tenons ici deux indications essentielles qui se situent au cœur des rapports entre politique, affectivité et intimité. [Début du chapitre]
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https://hal-sciencespo.archives-ouvertes.fr/hal-03398091
Contributor : Spire Sciences Po Institutional Repository Connect in order to contact the contributor
Submitted on : Friday, October 22, 2021 - 10:48:23 PM
Last modification on : Wednesday, September 28, 2022 - 4:20:10 PM

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Myriam Revault d'Allonnes. La logique de l'amour dans la démocratie : Autour des paradoxes de la ressemblance. Anne Muxel. Vie privée des convictions, Presses de Sciences Po, pp.23 - 38, 2013, 9782724614657. ⟨hal-03398091⟩

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