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Résumé des prévisions du 14 avril 2021 : Perspectives économiques 2021-2022

Résumé : Les prévisions internationales sont réalisées sous l’hypothèse que la progression de l’immunité collective permettra une levée significative des contraintes dans l’ensemble des pays à partir de l’été 2021. La croissance mondiale serait alors de 5,5 % en 2021, après une contraction de 3,4 % en 2020. Dans les grands pays développés, la croissance serait de 3 % en Allemagne, 4 % en Italie, 6 % au Royaume-Uni, compensant une partie de la chute d’activité observée en 2020. Les États-Unis enregistreraient quant à eux une reprise supérieure à la récession de l’an passé (6 % après -3,5 %). Le soutien public au revenu disponible des ménages en 2020 a conduit à une forte accumulation d’épargne. Fin 2021, l’épargne additionnelle, du fait de la crise de la Covid-19, hors épargne de précaution, atteindrait 9 points de revenu disponible en Allemagne. Cette épargne se situerait autour de 12 points en Italie et en Espagne, à près de 15 points au Royaume-Uni et 16 points aux États-Unis. En 2022, la conjoncture mondiale dépendra fortement de l’utilisation par les ménages de cette « épargne-Covid » accumulée. Si un cinquième du surcroît d’épargne est consommé en 2022, la croissance serait de 5,5 % en Allemagne et en Italie, d’environ 8 % en Espagne et 6 % aux États-Unis. Si cette épargne n’est pas consommée, la croissance serait alors de 4 % en Allemagne et en Italie, d’environ 6 % en Espagne et 4 % aux États-Unis. Les implications pour la dette publique sont importantes. En France, sur la base du calendrier sanitaire annoncé par le gouvernement, la croissance du PIB serait de +5 % en moyenne annuelle en 2021, la consommation des ménages et des administrations publiques rebondirait de 4 % et l’investissement de 7 %. La contribution extérieure serait positive en 2021, compensant la moitié des pertes extérieures encaissées en 2020. Fin 2021, le niveau d’activité serait inférieur de 1 % à son niveau observé au quatrième trimestre 2019. En 2021, les branches les plus affectées par le choc sont l’hôtellerie-restauration, les services de transport, la fabrication de matériels de transport, la cokéfaction-raffinage et les services aux ménages qui représentent 12 % du PIB mais contribuent à 60 % des pertes d’activité. Sur la période 2020-2021, les entreprises encaisseraient près de 90 milliards de pertes dans leurs fonds propres. Les administrations publiques absorberaient environ 80 % de la perte de revenu totale de l’économie sur les années 2020-2021. Enfin l’« épargne-Covid » des ménages, accumulée sur deux ans, va représenter environ 160 milliards, soit plus de 10 points de leur revenu annuel. Les prévisions pour 2022 dépendent de manière cruciale de l’utilisation de l’« épargne-Covid » accumulée par les ménages. Dans un scénario oø 20 % de ce surplus d’épargne est consommé, la croissance française serait de 6 % en 2022, le taux de chômage à 8,7 % et la dette à 115 % du PIB. Dans le cas oø cette « épargne-Covid » n’est pas du tout consommée, le taux de croissance serait de 4,3 %, le taux de chômage de 9,4 % et la dette publique à 117 % du PIB en 2022.
Document type :
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https://hal-sciencespo.archives-ouvertes.fr/hal-03382643
Contributor : Élisabeth Wolff-Maussion Connect in order to contact the contributor
Submitted on : Monday, October 18, 2021 - 11:52:57 AM
Last modification on : Wednesday, October 27, 2021 - 3:56:34 PM

File

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Identifiers

  • HAL Id : hal-03382643, version 1

Collections

Citation

Eric Heyer, Xavier Timbeau. Résumé des prévisions du 14 avril 2021 : Perspectives économiques 2021-2022. OFCE Policy Brief, OFCE, 2021, pp.1-30. ⟨hal-03382643⟩

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