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Du favoritisme à la corruption : les définitions concurrentes de la probité publique

Résumé : 1ères lignes : La question de la « corruption politique », c’est-à-dire les actes illicites et les abus de pouvoir commis par les gouvernants dans l’exercice de leurs fonctions, est devenue en vingt ans une dimension majeure de ce que l’on nomme, un peu vaguement, « crise du politique » ou « crise de la représentation politique »? et plus précisément « société de la défiance ». En France, des sondages d’opinion convergents permettent d’observer la progression des réponses qui estiment que « les hommes politiques sont plutôt corrompus ». Alors qu’en 1977 cette opinion n’était partagée que par 38 % des sondés, elle s’élève en 1990 à 55 % et atteint le chiffre de 64 % en 2000 [4] [4]Nonna Mayer, « Les dimensions de la confiance », dans Gérard… ; il est de 60 % dans notre enquête de 2006 et ce chiffre est stable depuis. On peut considérer que la forte mobilisation sociale et médiatique a accentué la visibilité de phénomènes jusque-là sous-estimés. Mais le changement est sans doute plus complexe et hétérogène, comme le montrent les enquêtes sur l’évolution des valeurs des Français, en particulier celles des jeunes .
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https://hal-sciencespo.archives-ouvertes.fr/hal-02404073
Contributor : Spire Sciences Po Institutional Repository Connect in order to contact the contributor
Submitted on : Wednesday, December 11, 2019 - 10:21:33 AM
Last modification on : Friday, July 2, 2021 - 1:59:53 PM

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Jean Chiche, Viviane Le Hay, Flora Chanvril. Du favoritisme à la corruption : les définitions concurrentes de la probité publique. Pierre Lascoumes; Pierre Lascoumes. Favoritisme et corruption à la française : petits arrangements avec la probité, Presses de Sciences Po, pp.73 - 106, 2010, 9782724611779. ⟨hal-02404073⟩

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