, Dès lors qu'on s'intéresse aux standards plus récents et en cours de déploiement, la diversité apparaît encore plus problématique, quand bien même on en reste au même standard

, Les données existent aussi pour le standard CDMA par pays et par opérateur mais ne sont pas disponibles sous forme de carte

, Le standard HD qui lui a succédé, le Blu-Ray, a pu tout unifier en écrasant son rival HD-DVD. Ainsi, quantité de frontières hard sont en fait parfois délibérément maintenues ou introduites comme des armes commerciales, politiques, qui sont mises en forme techniques. Les zones DVD Source : Wikimedia Les différences entre pays peuvent aussi porter sur des capacités d'accès, des équipements en terminaux, des tarifs, etc. Nous pourrions alors rejoindre la question de la « fracture numérique » qui nous paraît très mal posée dès lors qu'elle oublie le développement foudroyant des mobiles, D'autres zonages existent pour des raisons purement commerciales (pour empêcher la circulation à des prix trop différents) : c'est le cas des zones DVD, alors que du point de vue technique

C. Le-disait-lawrence-lessig-;-etc, . Peuvent-en-Être-le-hard, and . Droit, Il est souvent décidé dans des enceintes qui n'ont rien de démocratiques mais qui relèvent de ce que Ulrich Beck (1997) appelle « sub-politics », celle qui se fait dans les laboratoires, les conseils d'administration des grandes firmes et les instances de standardisation par exemple. L'universalité technologique n'a jamais existé, quand bien même nous prétendons vivre désormais dans un monde globalisé. Produire ce supposé « global » demande un travail conséquent et des formats de traduction entre réseaux, standards, protocoles, etc., qui restent différents. Avec Internet, un effort considérable a été réalisé pour faciliter ces traductions. Cependant, cette absence apparente de couture que peut ressentir parfois l'internaute ordinaire, nécessite des accords, des contrôles et des infrastructures matérielles compatibles. La politique de compatibilité est un enjeu de diplomatie technologique majeur. Mais la matérialité des investissements et leur localisation contribuent tout autant à maintenir, à renforcer ou à créer des déséquilibres, des alliances et à donner des leviers de contrôle à certains Etats, à certaines firmes. Ces décisions apparemment techniques sont souvent prises par les firmes elles-mêmes, « code is law », ou une autre façon de faire la politique, le code étant la partie la plus soft alors que les réseaux, les supports, 1999.

, Diffuser une connaissance plus large de cette matérialité des réseaux, de la fragilité du monde commun qui s'est construit avec Internet et qui est en train de se cloisonner à nouveau pour toutes les raisons que nous avons évoquées, 2008.

?. Références and . Barry-a, Political Machines: Governing a Technological Society, 2001.

?. Beck and U. , The Reinvention of Politics, 1997.

?. Blum and A. , , 2012.

?. Boullier and D. , Politiques plurielles des architectures d'Internet », pp.177-202, 2008.
URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01022401

?. Boullier and D. , Preserving diversity in social networks architectures, Normative Experience in Internet Politics, 2012.
URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01053285

?. Lessig and L. , Code and Other Laws in Cyberspace, 1999.

, Plusieurs propriétés matérielles des tuyaux et des machines qui constituent l'infrastructure d'internet peuvent en effet donner une idée précise des frontières, des filtres et des contrôles possibles : les câbles, les points d'entrée dans les pays, les serveurs de noms de domaine ou des points d'échange internet. La géographie de ces supports techniques essentiels au réseau montre des déséquilibres et des fragilités, que l'on retrouve dans les grands calculateurs ou dans les standards des réseaux mobiles. Mais les arènes politiques manquent toujours pour décider de ces architectures pourtant si cruciales qui formatent notre monde commun