Faire connaître l’histoire et les cultures des « Roms » pour mieux lutter contre les préjugés
Abstract
Tziganes, bohémiens, gens du voyage, groupes romani, Manouches, Romanichels, Gitans, Roms… Qui sont-ils et pourquoi suscitent-ils autant de méfiance, d’agressivité et de préjugés ?
Le terme « Roms » utilisé au sens générique a été choisi par l’Union romani en 1971 afin d’inclure l’ensemble des groupes dits « tziganes ». À partir de cette définition extensive des Roms, le Conseil de l’Europe estimait en 2012 qu’ils étaient en France entre 300 et 500 000, soit environ 0,6 % de la population.
En France, les groupes tziganes sont très différenciés, tant du point de vue de leur origine, que de celui de leur statut juridique, ou de leurs modes de vie.
Pourtant, ils sont bien souvent amalgamés, indifférenciés et jugés avec suspicion, marginalisés au détriment de leur histoire et de la place qu’ils occupent dans la société française.