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Le paradoxe français

Résumé : C’est l’historien belge Maxime Steinberg qui a parlé d’un « paradoxe français » au regard du bilan de la Shoah en Europe occidentale. Dans un article de 1993, il se demande pourquoi la France, pays ayant eu un gouvernement antisémite et collaborateur, connaît un taux d’extermination des juifs plus faible (25 %) que les Pays-Bas (80 %) et la Belgique (45 %) alors que ces pays n’ont pas eu de tel gouvernement. Cette comparaison est plus pertinente qu’avec l’Italie (16 %) dans la mesure où ces trois pays ont été occupés dans la même période (mai-juin 1940) et la « solution finale » décidée au même moment (juin 1942). Cette forte proportion de survie des juifs en France – l’une des plus élevées d’Europe – n’exonère en rien les crimes de Vichy. Tout sentiment de satisfaction serait indécent au regard des 80 000 morts de la Shoah. Mais qui travaille sur le génocide ne peut que s’interroger sur cette singularité du cas français. [Premier paragraphe de l'article]
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Soumis le : mardi 7 novembre 2017 - 18:45:39
Dernière modification le : vendredi 2 juillet 2021 - 13:59:53
Archivage à long terme le : : jeudi 8 février 2018 - 14:35:44

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Jacques Sémelin. Le paradoxe français. Le Debat , Gallimard, 2015, 1 (183), pp.186 - 192. ⟨hal-01475742v2⟩

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