Robespierre chez Machiavel ? - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles Lo Sguardo | Rivista di Filosofia Online Year : 2013

Robespierre chez Machiavel ?

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Abstract

Can we compare Robespierre’s and Machiavelli’s thinking? Robespierre himself spoke in various occasions of Machiavelli as a model for tyranny, despotism, evil in ethics and politics - just the contrary for the conduct he praised during the French Revolution. Nevertheless, some aspects of the Robespierrist discourse (especially during the spring of 1794) can evoke Machiavelli: the “return to basic principles” is a necessity for the collective salvation, the worship of “l’Etre Suprême” is essential in the life of a Republic (a”vertuous republic” according to Maximilien Robespierre). Concerning this point, civic religion, Robespierre knew very well the page by Jean-Jacques Rousseau, and the quotation made by him of Machiavelli’s Discorsi. So, it can be fruitful to give an interpretation of the famous cult celebrating the Supreme Being and the immortality of the soul, in the French context as much as in the Machiavellian perspective.
En vertu de sa légende noire, Machiavel pouvait être tenu pour un véritable repoussoir par les acteurs de la Révolution française (1789-1799). Ce fut effectivement le cas chez Robespierre qui a cité plusieurs fois l’auteur du Prince comme l’exacte antithèse du processus de moralisation opéré par la révolution montagnarde de l’an II. La bonne référence à ses yeux était Jean-Jacques Rousseau, «ce philosophe formé par le malheur» (aux Jacobins), ce «précepteur du genre humain» (discours du 18 floréal an II), qui usait d’une «éloquence mâle et probe» pour faire aimer la vertu. Selon Robespierre et Saint-Just, la probité est le témoignage visible de la vertu: elle implique la transparence des actes, la justesse de l’intention, la responsabilité assumée devant tous. Tandis que les «ennemis du peuple» s’avancent masqués, l’homme probe ne dissimule pas: «Le patriote n’est autre chose qu’un homme probe et magnanime dans toute la force du terme». Le machiavélisme constitue la négation de cet ethos politico-moral. [Premier paragraphe de l'article]
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Dates and versions

hal-01025070 , version 1 (17-07-2014)

Identifiers

Cite

Lucien Jaume. Robespierre chez Machiavel ? : Le culte de l’Être suprême et le « retour aux principes ». Lo Sguardo | Rivista di Filosofia Online, 2013, 3 (13), pp.219 - 230. ⟨hal-01025070⟩
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