, Si les notables du Congrès ont toujours plus ou moins cherché à faire de leurs enfants leurs successeurs, et ce avec un succès inégal 32 , cette attitude s'est généralisée à partir des années 1990. La politique indienne est de plus en plus une affaire de famille, en tout cas au niveau des États 33, Une nouvelle génération d'héritiers ? Le type de lignée que représentent les Scindia et les Nehru-Gandhi est aujourd'hui remis en cause par l'essor d'une nouvelle catégorie d'héritiers politiques qui se manifeste principalement au niveau local et régional

L. Le-dmk-de-karunanidi and . Bjd-de-patnaik, Si le Congrès a parfois supplié les Nehru-Gandhi d'entrer en politique, d'autres appareils partisans ont au contraire été accaparés par la famille du dirigeant. Parfois, cela a suscité des résistances à l'origine de scissions 34 , mais, dans la plupart des cas, le clan au pouvoir est parvenu à ses fins sans encombres, Certes, ces nominations sont chaque fois validées par une élection leur donnant une réelle légitimité

, Cette pratique est bien illustrée par le cas des Shukla dans l'Inde centrale : le premier chef de gouvernement de l'État du Madhya Pradesh, R. S. Shukla ouvrit en effet la voie à son fils aîné, Shyam Charan, qui occupa les mêmes fonctions à la fin des années 1960 tandis que son fils cadet devint peu après ministre d

, Je n'envisagerai pas ici le cas de figure bien spécifique où l'épouse sert de prête-nom à son époux empêché par son casier judiciaire. Cette configuration est pourtant devenue monnaie courante dans les années 1990, lorsque des députés sortants, impliqués dans des affaires de corruption-notamment l'affaire Hawala-, ont demandé à leur femme de se présenter à leur place-elles l'ont d'ailleurs fait généralement avec succès-et qu'un chef de gouvernement, Lalo Prasad Yadav, s'est fait remplacer par sa chère moitié

C. Le-lok-dal-de-charan and . Singh, Premier ministre en 1979-1980, a éclaté quand ce dernier a voulu mettre son fils