L’Inde, démocratie dynastique ou démocratie lignagère ?

Résumé : En Inde, l’hérédité des fonctions politiques est une tradition qui remonte aux débuts de la République. Les princes qui sont entrés dans l’arène électorale après 1947 ont été les premiers à observer une pratique qui était bien en accord avec la logique dynastique de leurs ancêtres. Ces héritiers ont toutefois été évincés du jeu politique lorsqu’ils n’ont pas su faire preuve d’un minimum de compétences et de dévouement à la chose publique. Cette règle est parfaitement illustrée par le cas des Scindia, une lignée princière qui vient d’inaugurer sa troisième génération de parlementaires. La famille des Nehru/Gandhi, elle, incarne d’une façon plus constante la prégnance du répertoire dynastique dans la politique indienne. Mais, là encore, il n’y a rien d’automatique dans la perpétuation des générations au pouvoir, soit que les héritiers se trouvent rejetés par l’électorat, soit qu’ils ne souhaitent pas endosser le manteau de leurs aînés. Au total, la politique indienne semble davantage répondre à une logique lignagère que dynastique, même si le mode de succession à la tête de certains partis régionaux semble remettre ce modèle en question depuis quelques années.
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Critique internationale, 2006, pp.135 - 152
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Christophe Jaffrelot. L’Inde, démocratie dynastique ou démocratie lignagère ?. Critique internationale, 2006, pp.135 - 152. 〈hal-01021338v2〉

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