Priorités et limites de la politique pénitentiaire en Russie

Résumé : Dans le contexte russe, où les dirigeants politiques construisent au moins partiellement leur légitimité sur leur détermination à lutter contre la criminalité, les politiques pénitentiaires et pénales évoluent lentement et sont bien loin de remplir les critères d'une démocratisation du régime politique. La sélection et la hiérarchisation des objectifs et des valeurs prioritaires de l'action publique répondent plus à des considérations diplomatiques (donner une image démocratique de la Russie à l'étranger), budgétaires et pratiques qu'à un projet général de réforme : ainsi, l'objectif de réduction de la population carcérale a suscité de nombreuses amnisties, sans guère de réflexion sur le recours à l'emprisonnement dans les pratiques judiciaires. Toutefois, les directeurs de prison et les directeurs régionaux de l'administration pénitentiaire disposent d'une large autonomie qui leur permet éventuellement, dans certaines limites, de mener leur propre politique pénitentiaire. Mais ils ne doivent pas s'attendre à tirer des bénéfices de carrière de leurs initiatives novatrices.
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Soumis le : jeudi 3 juillet 2014 - 12:14:18
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Gilles Favarel-Garrigues. Priorités et limites de la politique pénitentiaire en Russie. Critique Internationale, Presses de sciences po, 2002, pp.121-135. ⟨hal-01017903⟩

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